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> Les Films miroirs de Clint Eastwood, Guerre : Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima
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Jej
* 03/04/07 à 11:15
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Les films miroirs de Clint Eastwood

Avertissement : j'ai choisi de faire une seule fiche de ces deux film, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima, car ils sont pour moi inséparables et complémentaires. Les deux films peuvent parfaitement se voir en tant qu'entité indépendante, mais l'essence de ce qu'ils évoquent nait de leur union.

Mémoires de nos pères



Film américain.
sortie française : 25 Octobre 2006
Réalisé par: Clint Eastwood
Avec : Ryan Phillippe, Adam Beach, Neal McDonough
Durée : 2h 12min
Genre: Guerre, Drame



Lettres d'Iwo Jima



Film américain.
sortie française : 21 Février 2007
Réalisé par: Clint Eastwood
Avec : Ken Watanabe, Kazunari Ninomiya, Shido Nakamura
Durée : 2h 19min
Genre: Guerre


sources: allociné


Bandes-annonces, extraits vidéos

Bandes-annonces et extraits de Mémoires de nos pères

Bandes-annonces et extraits des Lettres d'Iwo Jima




Synopsis :

Mémoires de nos pères :



Au cinquième jour de la sanglante bataille d'Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent ensemble le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L'image de ces hommes unis face à l'adversité devient légendaire en l'espace de quelques jours. Elle captive le peuple américain, las d'une guerre interminable, et lui donne des motifs d'espérer.
Pour mettre à profit cet engouement, les trois "porte-drapeaux" sont livrés à l'admiration des foules. Leur nouvelle mission : servir leur pays en vendant les précieux Bons qui financent l'effort de guerre.
Le laconique John "Doc" Bradley, le timide Amérindien Ira Hayes et le fringant Rene Gagnon se prêtent au jeu avec un dévouement exemplaire. Ils sillonnent sans relâche le pays, serrent des milliers de mains et prononcent des allocutions. Mais, en leur for intérieur, une autre bataille se livre...

Lettres d'Iwo Jima :



En 1945, les armées américaine et japonaise s'affrontèrent sur l'île d'Iwo Jima. Quelques décennies plus tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix à ces hommes ainsi qu'à leur extraordinaire commandant.
Les soldats japonais qu'on envoyait à Iwo Jima savaient que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé d'une volonté implacable, leur chef, le général Kuribayashi, exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant ainsi la défaite éclair annoncée en 40 jours d'héroïques combats.
De nombreux soldats américains et japonais ont perdu la vie à Iwo Jima. Leur sang s'est depuis longtemps perdu dans les profondeurs du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur compassion ont survécu dans ces Lettres.



Secrets de tournage :

Un double point de vue
Lettres d'Iwo Jima relate à travers le point de vue japonais la bataille sanglante d'Iwo Jima durant la Seconde Guerre mondiale. Le film est le miroir de Mémoires de nos pères, montrant cette fois le point de vue des Américains. Clint Eastwood explique la raison de son souci d'impartialité : "Dans la plupart des films de guerre que j'ai vus au cours de ma jeunesse, il y avait les bons d'un côté, les méchants de l'autre. La vie n'est pas aussi simple, et la guerre non plus. Nos deux films ne parlent ni de victoire, ni de défaite. Ils montrent les répercussions de la guerre sur des êtres humains dont beaucoup moururent bien trop jeunes."


Mémoires de nos pères :



Inspiré d'une photographie mondialement connue
Si Clint Eastwood s'est inspiré du livre de James Bradley , il s'est également intéressé de près à la photographie de Joe Rosenthal, journaliste américain de l'Associated Press. Ce cliché pris pendant la Seconde Guerre mondiale représente des soldats (cinq Marines et un infirmier de la Navy) hissant le drapeau américain sur l'île de Iwo Jima au Japon (sur le mont Suribachi), le 23 février 1945. Il est intitulé Raising the Flag on Iwo Jima et a reçu le prix Pulitzer. Clint Eastwood précise qu'au-delà d'une simple photo, ce cliché "symbolise l'effort de guerre, l'enjeu, ce pour quoi ils se sont battus". La photographie de ces soldats américains hissant le drapeau sur l'île japonaise d'Iwo Jima a été reproduite sur des millions de posters, de timbres et des milliers de panneaux d'affichage. Une sculpture monumentale a été réalisée en 1954 d'après cette oeuvre, elle se trouve en Virginie, au cimetière national d'Arlington. Le célèbre photographe s'est éteint à l'âge de 94 ans le 20 août 2006.

L'histoire de photographie
Le fameux cliché de Joe Rosenthal fixe en réalité le deuxième lever de drapeau sur l'île. Après avoir débarqué sur Iwo Jima le 19 février 1945, la 5ème Division de Marines tenta de s'emparer du Mont Suribachi. Au cinquième jour, les Américains avaient déjà subi de très lourdes pertes, mais obligé les Japonais à se réfugier dans des grottes. Ce matin-là, il fut décidé de hisser les couleurs américaines au sommet de la montagne pour saluer les efforts des combattants et signifier l'espoir, encore ténu, d'une victoire. Le ministre de la Marine souhaita que ce drapeau lui fût ensuite remis à titre de souvenir personnel, mais le colonel Chandler Johnson, commandant du régiment, estima que cette bannière appartenait à ses hommes. Il demanda donc au Marine Rene Gagnon d'aller porter sur place un autre drapeau, plus grand. Gagnon escalade la montagne, où il retrouve les Marines Michael Strank, Harlon Block, Ira Hayes et Franklin Sousley, occupés à installer une ligne téléphonique. En guise de hampe, les cinq hommes décident d'utiliser un vieux tuyau, si lourd qu'ils demandent l'assistance de l'infirmier John "Doc" Bradley. Rosenthal comprend alors ce qui se passe. Il pose son appareil photo et commence à empiler un tas de pierres pour disposer d'un meilleur point de vue. Pressé par le temps, il reprend l'appareil et presse le déclencheur. Geste historique... La pellicule part pour un labo de Guam, où elle est développée avant d'être transmise à Associated Press. Dix-sept heures plus tard, l'agence la met sur le marché. Trois des hommes photographiés ce jour-là mourront au combat. Les Marines Gagnon et Hayes ainsi que l'infirmier Bradley seront rapatriés pour contribuer à la 7ème vente de Bons de Guerre.

Un entrainement spécial
Les principaux interprètes apprirent à se comporter en soldats sous la direction des quatre conseillers militaires du film, sans avoir à faire leurs "classes" pour autant. "Clint ne le souhaitait pas", dit Barry Pepper. "Il fallait que les jeunes aient le comportement de soldats qui débarquent en pleine bataille et en pleine pagaille après avoir tout juste eu le temps d'endosser leur uniforme.". Quant aux explosions créées par Stephen Riley, misant sur l'effet de surprise, Clint Eastwood n'informa pas toujours ses acteurs de l'endroit et du moment exacts où elles se produiraient. Les comédiens n'étaient pas en danger, mais constamment pris de court. "Nos réactions n'en étaient que plus réelles", souligne Ryan Phillippe. "On ne peut pas rester impassible au milieu de 500 hommes en train de charger, courir, tirer. L'émotion était intense, l'adrénaline coulait à flots et nos coeurs battaient à tout rompre. Ce fut une expérience inoubliable." Le sergent-major Dever assura aussi l'entrainement des centaines de figurants qui prendraient d'assaut la plage de sable noir et les hauteurs de l'ile. "J'ai montré à chacun comment porter son barda, comment tirer, comment courir sans danger au milieu des explosions. Et je n'oublierai jamais l'instant où ces 500 hommes sont entrés en action sous mes yeux."


Lettres d'Iwo Jima :



En lice pour les Oscars
Lettres d'Iwo Jima a obtenu quatre nominations aux Oscars 2007 dont celle du Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario original.

Récompenses
Lettres d'Iwo Jima a remporté le Golden Globe du Meilleur Film en langue étrangère en janvier 2007. Il a également été distingué par la National Board of Review of Motion Pictures qui l'a élu meilleur film de l'année 2006 aux Etats-Unis.

Un combat sanglant...
La bataille d'Iwo Jima fut très éprouvante pour les soldats, tant américains que japonais. Le général Kuribayashi qui dirigeait l'ile avait tiré des leçons du débarquement de Normandie et avait transformé son île en une véritable forteresse, à l'aide de dizaines de kilomètres de galeries souterraines par lesquelles les Japonais pouvaient circuler sans risques. De plus, leur mentalité et leur entrainement étaient tels que chacun devait faire le sacrifice de sa vie pour sa patrie en emportant dix ennemis avec eux. Le 16 février 1945, les États-Unis lancèrent une attaque navale et aérienne de grande ampleur contre l'ile, occupée par quelque 22 000 combattants japonais. L'invasion commença trois jours plus tard. Sa première étape consistait à s'emparer du point culminant, situé au sud de l'île : le Mont Surabachi, qui s'élève à 166 mètres. Une première vague de 30 000 hommes se déploya autour de la "montagne", essuyant un feu nourri. Les combats furent très rudes, mais le 23 février, les Marines avaient conquis le Surabachi et y avaient planté le drapeau américain. Loin d'être finie, la bataille se prolongea un mois entier. Un lourd bilan établi le 26 mars: les américains subirent 25 000 pertes dont 7 000 morts, du côté nippon il ne resta que 1083 survivants sur les 22 000 défenseurs de l'ile... Cette bataille fut la plus lourde en pertes humaines de toute l'histoire des Marines.

Message de paix
Ken Watanabe et Clint Eastwood ont tenu à lancer un véritable message de paix avec ce film : "Nous savons bien que la guerre est une mauvaise chose", explique l'acteur japonais. "Mais nous ne le répétons jamais assez au quotidien. Une fois que vous aurez vu ce qui s'est passé à Iwo Jima, que vous aurez pris la mesure exacte de ce drame, vous n'aurez plus jamais envie d'envoyer votre fils ou votre fiancé se battre." Clint Eastwood ajoute : "Adolescent à la fin de la Deuxième Guerre, je me rappelle encore mon soulagement à la voir s'achever. Chacun à travers le monde aspirait alors à vivre en paix. J'espère que nous aurons tous ce privilège au cours de notre existence."

Lost in translation ?
Clint Eastwood a dû diriger des comédiens japonais malgré la barrière de la langue. Il explique comment il a pu sélectionner le casting japonais : "Je connaissais très peu de ces acteurs et j'ai donc visionné quantité de films et démos. Mais "jouer" a le même sens dans toutes les cultures. Si vous êtes bon, cela passe, même si les gens ne comprennent pas ce que vous dites."




Mon avis :

Je trouve Clint Eastwood pas trop mauvais en tant que réalisateur, même si je le préférais en cow-boy impitoyable du bon vieux temps, mais son classicisme américain rémanent a tendance à se faire sentir dans ses films. Depuis Million dollar baby cependant, je commence à l'apprécier plus qu'un simple auteur américain aux clichés omniprésents (famille, patrie, religion, si si regardez bien, dans tous les films made in USA).
Et ces deux films font pour moi d'autant plus exception. Bien que je ne crierais pas au culte, ce sont tous deux de très bons films de guerre, dignes des plus grands, et d'une relation à cette dite guerre par le cinéma jamais réalisée auparavant. D'un coté puis de l'autre. Une symbolique à toute épreuve...

Mais là n'est pas le seul enjeu. Les films eux mêmes sont tournés de deux façons différentes, reflétants profondément la nature, la nation qu'ils incarnent de par leur structure. On peut retrouver dans Mémoires de nos pères ce classicisme, ce coté américain précité que Clint avait l'habitude d'employer, un vrai film de guerre amerloque, un effet de propagande dans la mise en scène qui nourri volontairement, je pense, cette guerre économique qui à lieu aux états-unis pour réunir des fonds, à l'aide de la bannière, de héros, et d'une photo.
Lettres d'Iwo Jima par contre que j'ai préféré (mais en VO bien sûr, pas beau la VF), est un vrai film d'auteur ou presque. On ne retrouve ici aucun des clichés américains. La sobriété de la façon de filmer, des décors, même des acteurs donne le ton sur la simplicité des équipements japonais, sur leur petit nombre...
C'est une bipolarisation sur cette bataille, au point qu'on ait parfois l'impression que ce n'est pas le même réalisateur pour les deux films.

C'est un grand moment ces films là, où l'on comprend l'incompréhensible des réactions japonaise du premier film quand on regarde le deuxième, et vice-versa. Où l'on redécouvre que nul peuple n'est gentil ou méchant, que certaines personnes le sont, d'autres non, et que tous sont humains. Où l'on découvre pour la première fois un même lieu, un même évenement, une même défaite, une même victoire, deux visions...

Une très belle musique pour agrémenter le tout.


Autour du film :

- Les sites Warnerbros officiels en français (et en Flash) des films :
Le site du film Mémoires de nos pères.
Le site du film Lettres d'Iwo Jima.

- Deux sites sur Clint Eastwood : en français, en anglais

- Clint Eastwood lien IMDB

- La bataille d'Iwo Jima : Un peu d'histoire sur Wikipedia.


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Jej
* 12/05/07 à 14:47
Message #2


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Toujours pas un seul vote pour ici?!! unsure.gif
Personne n'a donc vu aucun de ces deux films! On va attendre qu'il sorte en DVD ou à la télé alors.

sad.gif


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samourai69
* 12/05/07 à 20:27
Message #3


Tordu
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Moi j'ai vu que "Mémoires de nos pères".
J'aurais tant voulu voir "Lettre d'Iwo Jima" mais curieusement il ne passait pas dans beaucoup de cinémas. En plus que j'adore Ken Watanabe...

Mémoires de nos pères je l'ai bien aimé pour l'histoire qu'il raconte (la photo du drapeau planté au sommet d'une colline), mais parfois j'avoue que j'ai trouvé le film un peu long.

Pour "Lettre d'Iwo Jima" j'attendrais sa sortie en DVD.

Sinon je trouve ça très bien que Clint Eastwood film la même bataille de deux points de vue différents, c'est un très bon réalisateur.


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Cracapouet
* 21/05/07 à 12:14
Message #4


Ni double-Dieu ni double-Mètre
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Moi pareil. Je n'ai vu que le premier, la "lettre" n'étant passée qu'un jour dans le cinoche du bled où je crèche. Et que je suis une grosse limace même pas capable de se bouger les fesses dans un cinéma de Rennes (de toutes façons, même à Rennes, il n'est passé que dans un cinéma à une heure pas possible, enfin à ma connaissance malparfaite). Bon, du coup, j'en ai une vision tronquée. Un poil américaine, bien qu'efficace. Un bon flim de guerre, propre, mais relativement conventionnel. J'ai bien hate de voir le pendant japonais. Gloire à Eastwood.

Sinon, je voulais réagir aux dires (ou peut-être sans "s") du sieur jej. Je mettrai pour ma part le virement de bord du forestier de l'est plus amont, c'est-à-dire au truc avec des hommes d'honneur. Ou de pouvoir, je ne sais plus. Enfin, tout ce qui suit, et bien sur "Mystic River" avant tout, c'est du bonheur cinéphilique.

Et puis voilà. Gloire à Satan.


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Roupoil
* 28/05/07 à 10:07
Message #5


EEEEEEEEEE (dix E)
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Trois mois plus tard, le Roupoil se réveille et poste le message qu'il avait en tête depuis le jour où cette fiche a été faite. Bon, déjà, comme je ne fais rien comme les autres, je n'ai aussi vu qu'un des deux films, mais moi j'ao observé depuis le camp japonais (au passage, ça ne me surprend guère que le film ait eu une diffusion assez peu en rapport avec ce qu'on pourrait en attendre pour un film d'Eastwood, puisqu'il n'a pas été doublé et que la VO n'est pas encore extrêmement bien implantée dans les moeurs hexagonales wink.gif ).

Eh ben je ne vous le cacherai pas plus longtemps, j'ai pas aimé. Rien à redire sur la réalisation d'Eastwood, qui fait des choix esthétiques qu'on peut qualifier de discutables (l'image essentiellement grise tout au long du film, pourquoi pas, mais j'avoue ne pas être fan de ce genre de procédés) mais réussit tout de même à caser quelques images superbes qui contribuent grandement à mon goût au (faible) intérêt que j'ai pu trouver au film (le plan sur la flotte américaine est fascinant).

Non, celui à qui j'ai envie de foutre des baffes, c'est le scénariste Paul Haggis. J'ai rencontré pour la première fois ce monsieur au scénario de Million Dollar Baby, assez lourdinguement lacrymal, mais c'est le genre qui veut ça donc ça passait bien, puis comme réalisateur de l'oscarisé Collision (Crash en VO), où j'avais déjà émis de sérieuses réserves sur la soi-disant intelligence du scénario (qui évitait peut-être le politiquement correct, mais tombait à pieds joints dans le piège du manichéisme grossier). Ben là pareil, un canevas intéressant est complètement plombé par un scénario plat, convenu et à la limite du patriotisme gerbant (il y a exactement deux officiers japonais dans l'histoire qui ne sont pas des crétins décérébrés qui ne demandent qu'à se faire hara-kiri pour sauver leur honneur, et, oh comme c'est curieux, ce sont les deux qui ont fait leurs études aux Etats-Unis !). Ce n'est pas un film de guerre , ok (il y a bien quelques scènes de combat, mais ce n'est qu'un vague prétexte), mais ce n'est pas une raison pour traiter par-dessus la jambe l'aspect stratégique (là, on ne comprend rien à ce qui se passe, et on ne se rend jamais compte que les japonais sont en infériorité numérique critique, en train de se faire massacrer les uns après les autres). Donc, le film se veut plus psychologique, genre analyse du comportement des vaincus lors de leur dernière bataille. Pas de pot, ça se limite à des scènes répétitives sur le code de l'honneur à la japonaise, et aux états d'âme d'un jeune soldat qui espère revoir sa famille (quelle originalité !). Sur un sujet pas très éloigné, allez donc voir Croix de fer (de Peckinpah, ça se passe chez les allemands sur le front russe à la fin de la seconde guerre mondiale), c'est infiniment plus intéressant.


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De toute façon, j'ai très mauvais goût : je préfère le chocolat au lait, la musique romantique et les blondes.

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Jej
* 28/05/07 à 12:14
Message #6


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Il y a plusieurs réflexions dans ce que tu dis Roupoil, qui me fait bien rendre compte que effectivement on n'obtient une bonne vision qu'en voyant les deux films.
Pour ce qui est du plan de bataille où on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, c'est à mon avis volontairement qu'on se place d'un point de vue "soldat" qui ne devaient pas vraiment savoir où ils en étaient, les communications étant de plus en plus difficiles au fil de la défaite (enfin, ça fait un moment maintenant déjà, je peux me tromper).

En tout cas, si tu veux des plans de la flotte américaine, tu seras comblé en voyant le premier opus! Grandiose à ce niveau là.


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Mielb
* 01/01/16 à 20:42
Message #7


Bergèreuuue céleste
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Je les ai vus à un jour d'intervalle, à la télé et en VOST tous les deux, puis le jour suivant, histoire de boucler la boucle, j'ai regardé un documentaire avec des images tournées à l'époque sur les vrais soldats et reporters que les 2 films évoquent. Les 2 films m'ont plu mais je ne parlerais pas de chefs d’œuvre et voter "Ils se regardent" me semble tout de même en deçà de mon appréciation. Les deux films sont très prenants et j'ai une petite préférence pour "Lettres d'Iwo Jima" car le dilemme du général japonais et de son lieutenant "américanophiles" en dit plus long sur l'absurdité de la guerre que "Mémoires de nos pères"...


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L'étoffe des héros est un tissu de mensonges (J. Prévert)
Mais qu'est-ce que c'est que cet avatar ?!
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